TECHNIQUE DIMENSIONS 40 × 50 cm DATE 2020 AVAILABILITY Non disponible à la vente PRICE Sur demande BONUS
Saint-Pétersbourg – Paris: Mémoire des murs, mémoire des rues
Cette série d’œuvres fait partie d’un projet artistique d’Alena Vasilyeva (Saint-Pétersbourg) et Olga Kataeva-Rochford (Paris). Elle explore les liens littéraires qui se sont formés du XVIIIe au XXe siècle entre deux villes : Paris et Saint-Pétersbourg. Les séries d’œuvres graphiques emmènent le spectateur dans un parcours poétique à travers les images de Paris, immortalisée dans les œuvres d’écrivains russes, mises en dialogue avec celles de Saint-Pétersbourg, dans les œuvres d’auteurs français.
Conçu comme une approche comparative, le projet permet d’interroger les différents rapports des écrivains voyageurs franco-russes avec le milieu urbain étranger qu’ils découvrent, explorent et qui devient le milieu et le matériau même de leur création.
Chaque feuillet des séries graphiques est consacré à l’un de ces périples, dont le contexte varie de brèves visites officielles aux déplacements forcés ayant duré toute une vie. Le procédé de montage choisi par les artistes crée une polyphonie des témoignages attestant d’une grande variété stylistique des images des deux villes représentées par les auteurs voyageurs.
Dans la littérature française, Saint-Pétersbourg figure avant tout dans les carnets de voyage, mais aussi dans les périodiques, mémoires, échanges épistolaires, œuvres littéraires, sous la plume d’Aubry de La Mottraye, Denis Diderot, Elisabeth Vigée-Lebrun, Astolphe de Custine, Honoré de Balzac, Théophile Gautier, Alexandre Dumas père, Henri Barbusse, Georges Duhamel, André Gide, Claude Simon…
Dans les ouvrages des auteurs russes, l’image de Paris se transforme au gré des différents points de vue. Du regard « extérieur » des voyageurs éclairés des XVIIIe et XIXe siècles, on passe à celui « de l’intérieur » décrit dans les mémoires et autres œuvres littéraires des écrivains du XXe siècle dont le destin s’est retrouvé étroitement lié à la France. Parmi eux : Ivan Bounine, Akhmatova, Marina Tsvetaieva, Zinaïda Hippius et Dimitri Merejkovski, Constantin Balmont, Ivan Chmeliov, Gaïto Gazdanov…
À partir de ces textes représentatifs de la réflexion littéraire pétersbourgeoise et parisienne des XVIII-XXe siècles, nous avons révélé l’image du milieu urbain, conservant la mémoire des parcours créatifs et personnels des auteurs russes et français. Ces parcours peuvent être interprétés à la fois comme un déplacement dans l’espace-temps géographique et comme un processus de transformation intérieure, de recherches créatives.
Dans les descriptions de Saint-Pétersbourg réalisées par les littérateurs français, la ville se présente sous les traits solennels de ses lieux « de culte » et des grandes fêtes de Cours.
Contrairement à cette image d’une capitale brillante, Paris, a révélé son genius loci à travers les œuvres des écrivains russes exilés du XXe siècle. Le sujet des œuvres graphiques présentées à cette exposition se compose autant de dominantes architecturales ayant marqué les voyageurs dans chacune des deux villes, que de lieux spécifiques de leurs séjours (maisons, hôtels), ou encore d’éléments urbains caractéristiques jouant un rôle essentiel dans la création artistique.
Les différences de contexte historique et de personnalités entre les écrivains, tout comme entre les protagonistes de leurs récits, ont conduit à une certaine variété stylistique des œuvres graphiques proposées. Dans leur ensemble, elles offrent un véritable récit urbain ponctué de liens historico-littéraires ténus entre les deux pays.
La technique de collage joue ici un rôle expressif à part entière. Tout d’abord, elle exprime le sentiment d’être « sans-abri », de la précarité et l’inconstance d’une vie en exil, de la perte des repères et les tentatives de les reconstruire. Ensuite, le matériel même de ces montages évoque la création littéraire au fil les conditions difficiles de l’exil. Ainsi, les fonds des œuvres sont réalisés avec des collages à partir de fragments découpés dans la presse d’émigrants russes et des matériaux qui se trouvent dans les cahiers d’écrivains ou dans les tiroirs de leurs bureaux. Une reconstitution d’un univers fragile collé avec des bouts de papier comme des bouts de vie de ces écrivains épinglés, exprimant leur création littéraire.
Ivan Chméliov à Paris. 91, rue Boileau. 1931 – 1950 (#295)
TECHNIQUE DIMENSIONS 40 × 50 cm DATE 2020 AVAILABILITY Disponible à la vente. N’hésitez pas à me contacter. PRICE Sur demande BONUS
Gaïto Gazdanov à Paris. Errances. La seconde moitié des années 1920 (#293)
Gaïto Gazdanov (nom ossète de Gæzdænty Ivany fyrt Gaïto) (1903, Saint-Pétersbourg – 1971, Munich) – écrivain russe émigré d’origine ossète, prosateur, critique littéraire. Après la « Gaïto Gazdanov à Paris. Errances. La seconde moitié des années 1920 (#293) »
Zinaïda Hippius et Dimitri Mérejkovski à Paris. 11 bis, avenue du Colonel-Bonnet. 1911 – 1940 (#294)
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Konstantin Balmont à Paris. Décembre 1925 (#291)
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Ivan Bounine à Paris. 1, rue Jacques Offenbach. 1922 – 1953 (#292)
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Anna Akhmatova à Paris. 10, rue Bonaparte. Mai 1910 (#290)
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